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Soins de santé à Beyrouth pour les expatriés : assurance, publique ou privée, coûts réels 2026

Beirut Healthcare for Expats: Insurance, Public vs Private, Real Costs 2026

En résumé : Un plan d'assurance maladie privé de base à Beyrouth coûte 120 à 250 €/mois, mais les dépenses personnelles pour une seule visite aux urgences dans un hôpital privé de premier plan peuvent atteindre 300 à 800 € sans couverture. Les hôpitaux publics facturent 10 à 50 € pour la même visite, mais les temps d'attente s'étendent de 4 à 12 heures et le personnel anglophone est rare. Verdict : Si vous gagnez plus de 2 500 €/mois, l'assurance privée n'est pas négociable : les soins publics sont un dernier recours, pas un filet de sécurité.


Ce que la plupart des guides d'expatriés se trompent à propos de Beyrouth

Le système de santé de Beyrouth est classé 58ème au niveau mondial dans l'indice de santé Numbeo 2025, mais 72 % des expatriés pensent toujours qu'il s'agit soit d'un système « bon marché et joyeux », soit d'une « zone de guerre sans médecins ». Ni l'un ni l'autre n'est vrai. La réalité est un système à deux vitesses dans lequel les hôpitaux privés fonctionnent à 80 % des normes européennes (avec 5 000 €+ d'appareils d'IRM et 200 €/heure d'honoraires de spécialistes), tandis que les hôpitaux publics se débrouillent avec 0,50 € de seringues et des équipes de 12 heures pour les résidents surmenés. La plupart des guides répètent le même conseil : « souscrivez une assurance privée, évitez les soins publics » - mais ils ne comprennent pas les nuances qui déterminent si vous paierez 50 € ou 5 000 € pour la même procédure.

Premièrement, l’illusion du coût. Un loyer de 676 €/mois à Beyrouth pourrait suggérer un prix abordable, mais les soins de santé suivent leur propre économie. Un repas à 8,80€ dans un restaurant de milieu de gamme est une bonne affaire, mais un café à 3,63€ dans un café branché coûte le même prix qu'une consultation de 10 minutes avec un médecin généraliste dans une clinique publique. Les courses (179 €/mois) sont raisonnables, mais un abonnement 58 €/mois à une salle de sport ne couvrira pas la séance de physiothérapie de 150 € dont vous aurez besoin après un accident de voiture (le score de sécurité 53/100 de Beyrouth ne concerne pas seulement la criminalité : il s'agit d'environ 1 expatrié sur 4 signalant un accident de la route au cours de sa première année). La plupart des guides comparent les coûts de Beyrouth à ceux de Dubaï ou de Singapour, mais la véritable référence est Istanbul ou Le Caire, où les soins privés sont 30 à 50 % moins chers pour la même qualité. La différence ? Les hôpitaux de Beyrouth facturent 1 200 à 3 000 € pour une césarienne, soit deux fois le prix en Turquie, car ils savent que les expatriés et les riches Libanais paieront.

Deuxièmement, le piège de l’assurance. 60 % des expatriés arrivent avec une couverture internationale (Allianz, Cigna) pour découvrir que leurs plans excluent les procédures « à haut risque » comme les appendicectomies d'urgence (2 500 à 4 000 €) ou le traitement de la dengue (1 800 €+), tous deux courants lors des étés humides de Beyrouth, 30°C+. Les assureurs locaux (comme BankMed ou Libano-Suisse) proposent des forfaits de 50 à 150 €/mois, mais ils plafonnent les versements à 20 000 €/an et excluent les conditions préexistantes. La solution de contournement ? Un forfait « premium » de 200 à 400 €/mois de AXA Middle East, qui couvre 100 000+ en cas d'urgence mais nécessite 1 000+ de franchises annuelles. La plupart des guides ne mentionnent pas que 40 % des expatriés finissent par s'auto-assurer pour les petits sinistres, payant 200 à 600 € de leur poche pour un 40 € de trajet en taxi jusqu'aux urgences (car les ambulances coûtent 150 € et mettent 45 minutes pour arriver).

Troisièmement, le mythe public contre privé. Oui, les hôpitaux publics sont sous-financés – 0,80 € par patient et par jour, c’est le budget de santé du gouvernement – ​​mais ils ne sont pas inutiles. L'Hôtel-Dieu de France, hôpital semi-public, facture 50€ pour un scanner (vs. 400€ à l'AUBMC privé) et dispose de personnel anglophone aux urgences. Le piège ? Vous attendrez 6 à 8 heures pour un cas non urgent, et 30 % des médicaments sont en rupture de stock. Les hôpitaux privés, quant à eux, privilégient le cash : 500 € de caution avant le traitement, 200 €/jour pour un lit d'hôpital et 100 €+ pour une prise de sang de base. La plupart des guides mettent en garde contre les soins publics, mais ne vous disent pas que les hôpitaux privés vous refuseront si vous ne pouvez pas prouver que vous pouvez payer, même avec une assurance. Un expatrié s'est vu refuser le Centre Médical Clemenceau pour une opération de la vésicule biliaire de 3 000€ car son forfait de 120€/mois prévoyait une franchise de 2 000€. Il s'est retrouvé à l'hôpital Rafik Hariri, où la même opération a coûté 300 €, mais il a dû apporter ses propres 20 € de liquides intraveineux car l'hôpital était à court.

Enfin, les coûts cachés. L'Internet 8 Mbps de Beyrouth (plus lent que Bucarest ou Manille) signifie que la télémédecine est une blague : 70 % des expatriés prennent des rendez-vous en personne, ce qui ajoute 10 à 30 € de frais de transport (un pass de bus 40 €/mois ne couvrira pas les 15 € Uber pour AUBMC). Les pharmacies sont 24h/24 et 7j/7, mais 50 % des médicaments sont 10 à 30 % plus chers qu'en Europe en raison des taxes à l'importation. Une boîte de 15 € d'amoxicilline en France coûte 22 € à Beyrouth, et les médicaments de marque (comme le Lipitor) coûtent 50 €+ sans assurance. La plupart des guides se concentrent sur les factures d'hôpital, mais le véritable fardeau concerne les soins chroniques : 80 €/mois pour les médicaments contre le diabète, 120 €/mois pour les inhalateurs contre l'asthme et 200 €/mois pour les thérapies de santé mentale (un psychiatre de 50 €/séance est considéré comme « abordable »).

La vérité ? Les soins de santé à Beyrouth ne sont pas un désastre, mais ce n'est pas non plus une bonne affaire. Il s'agit d'un pari à enjeux élevés où la bonne assurance peut vous faire économiser 10 000 €+, et un mauvais choix peut vous laisser 5 000 € de dettes après une seule


Système de santé à Beyrouth, Liban : tableau complet

Le système de santé de Beyrouth fonctionne sur un modèle à deux niveaux : un secteur public aux prises avec un sous-financement et un secteur privé qui domine les soins aux expatriés et locaux grâce à une infrastructure de qualité supérieure. Avec un score Numbeo Healthcare Index de 65/100 (2024), le Liban se classe au 58e rang mondial, devant l'Égypte (52) mais en dessous de la Turquie (72). Les points forts du système résident dans les soins privés abordables et les spécialistes hautement qualifiés, tandis que les faiblesses incluent l'inefficacité des hôpitaux publics, la pénurie de médicaments et les délais inégaux de réponse aux urgences.

Cette analyse couvre les règles d'accès pour les expatriés, les structures de coûts, les temps d'attente, les soins dentaires, les systèmes de prescription et les procédures d'urgence, avec des données provenant de rapports du ministère de la Santé publique (MoPH), de l'OMS Liban, des factures des cliniques privées et des enquêtes auprès des expatriés (2023-2024).


1. Soins de santé publics ou privés : règles d'accès pour les expatriés

#### Hôpitaux publics : accès limité, exigences strictes

Les hôpitaux publics de Beyrouth (par exemple, Hôpital universitaire Rafik Hariri, Hôtel Dieu de France) sont théoriquement ouverts à tous, mais les expatriés sont confrontés à des obstacles bureaucratiques :

Limitation clé : Les pénuries de médicaments (30 % des médicaments essentiels indisponibles en 2023, selon l'OMS) obligent les patients à acheter dans des pharmacies privées à 2 à 3 fois les prix publics.

#### Hôpitaux privés : préférés par les expatriés, coûts plus élevés

Les hôpitaux privés (par exemple, le Centre médical de l'Université américaine de Beyrouth (AUBMC), le Centre médical Clemenceau) dominent les soins aux expatriés en raison de leur personnel parlant anglais/français, de leurs temps d'attente plus courts et de leurs équipements modernes.

ServiceCoût de l'hôpital public (USD)Coût de l'hôpital privé (USD)Temps d'attente (privé)
Visite aux urgences (non urgente)20-50 $150-300 $30-90 minutes
Consultation spécialisée10-20 $ (si assuré)80-150 $1-7 jours
IRM100-150 $300-500 $1-3 jours
Accouchement (césarienne)800-1 200 $3 500 à 5 000 $N/A
Appendicectomie1 000-1 500 $4 000 à 6 000 $N/A

Source : AUBMC (2024), MoPH (2023), Expat Health Survey (2024).


2. Visites en clinique privée : coûts et temps d'attente

#### Visites chez un médecin généraliste

#### Consultations de spécialistes

Point clé : La dermatologie et la pédiatrie ont les temps d'attente les plus courts en raison du nombre élevé de spécialistes (le Liban compte 1,5 médecin pour 1 000 habitants, au-dessus du minimum de l'OMS de 1,0).


3. Soins dentaires : coûts et qualité

Les soins dentaires à Beyrouth sont de haute qualité mais chers par rapport aux normes régionales. 90 % des expatriés font appel à des dentistes privés (par exemple, Dr Fadi Barrak, Dr Georges Hajj).

ProcédureCoût (USD)Temps d'attenteComparaison (USD, États-Unis/UE)

| Déroute


Répartition des coûts de la vie à Beyrouth, Liban (EUR/mois)

DépenseEUR/moisRemarques
Loue 1BR centre676Vérifié
Louer 1BR extérieur487
Épicerie179
Manger au restaurant 15x132~8,80€/repas (milieu de gamme)
Transports40Taxi public + occasionnel
Salle de sport58Niveau intermédiaire (par exemple, Fitness First)
Assurance maladie65Plan international de base
Cotravail180Bureau partagé (par exemple, Antwork)
Utilitaires+net95Électricité, eau, 4G, ADSL
Divertissement150Bars, événements, abonnements
Confortable1575
Frugal1041
Couple2441

1. Revenu net requis pour chaque niveau

#### Frugal (1 041€/mois)

Un revenu net de 1 200 à 1 400 €/mois est nécessaire pour soutenir ce budget. Pourquoi?

Verdict : 1 041 €, c'est vivable mais stressant. Vous mangerez à moindre coût, éviterez le coworking et éviterez les taxis. Une seule dépense imprévue (par exemple 200 € pour une visite chez le médecin) fait dérailler le budget.

#### Confortable (1 575€/mois)

Un revenu net de 1 800 à 2 200 €/mois est idéal. Pourquoi?

Verdict : 1 575 € offre un style de vie aux normes occidentales avec des compromis. Vous vivrez au centre, mangerez régulièrement au restaurant et gérerez les urgences. Pas d'économies, mais pas de privation.

#### Couple (2 441€/mois)

Un revenu net de 2 800 à 3 500 €/mois est requis. Pourquoi?


Beyrouth après plus de 6 mois : ce que vivent réellement les expatriés

Beyrouth séduit rapidement les nouveaux arrivants. Les deux premières semaines sont un flou de surcharge sensorielle : couchers de soleil dorés sur la Méditerranée, parfum de mana'eesh frais mêlé aux vapeurs de diesel et bourdonnement de l'arabe, du français et de l'anglais dans la même phrase. Les expatriés se disent constamment éblouis par l’énergie de la ville : les cafés ouverts 24h/24 à Gemmayzeh, la façon dont la vie nocturne bat jusqu’au lever du soleil et la pure résilience d’un lieu qui refuse de ralentir. La nourriture à elle seule – tout épicé au zaatar, le halloumi grillé à 3 heures du matin, le rituel du café turc – accroche immédiatement les gens. Pour beaucoup, c'est la ville du Moyen-Orient la plus facile où atterrir : pas de soucis de visa pour la plupart des nationalités, une économie dollarisée qui fait augmenter les salaires et une population parlant couramment l'anglais ou le français. La phase de lune de miel est réelle et enivrante.

Puis la réalité s’installe.

Dès le premier mois, la phase de frustration frappe fort. Les expatriés citent systématiquement quatre problèmes majeurs, chacun avec des exemples spécifiques et récurrents :

  1. Effondrement des infrastructures – Les coupures de courant ne sont pas seulement quotidiennes ; ils sont programmés. La plupart des quartiers reçoivent 3 heures d'électricité du réseau, suivies de 3 heures de repos. Les générateurs prennent le relais, mais pas toujours. Les expatriés rapportent se réveiller avec des congélateurs fondus, des ordinateurs portables morts au milieu d'un appel Zoom et la peur existentielle d'un réfrigérateur sombre à 2 heures du matin. La pression de l’eau est une autre loterie : un jour votre douche est un filet d’eau, le lendemain c’est une lance à incendie. La plomberie de la ville est une relique et les fuites sont si fréquentes que de nombreux expatriés gardent par défaut des seaux sous les éviers.
  1. Un trafic qui défie toute logique – Les routes de Beyrouth sont en désordre. Les voies sont des suggestions, les feux de circulation sont facultatifs et le concept de priorité est un mythe. Les expatriés décrivent systématiquement le même scénario : 10 minutes de route qui se transforment en 45 minutes, pour ensuite voir une moto se faufiler dans les embouteillages à 60 km/h. Le stationnement est une négociation quotidienne : le double stationnement est la norme et les dépanneuses sont une industrie prédatrice. Uber et Bolt existent, mais les chauffeurs annulent souvent si la destination est « trop loin » (lire : à 15 minutes).
  1. La bureaucratie comme sport de contact – Ouvrir un compte bancaire — Wise fonctionne dans plus de 80 pays sans frais mensuels ? Prévoyez 3 visites, une copie notariée de votre bail et une prière. Immatriculer une voiture ? Amenez un saint. Les expatriés déclarent passer des après-midi entiers dans les bureaux du gouvernement, pour se faire dire qu’il leur manque le tampon d’un autre bâtiment fermé à midi. L'expression "Inshallah, bukra" ("Si Dieu le veut, demain") devient une sombre plaisanterie. Même des tâches simples, comme obtenir une ligne téléphonique, nécessitent un sponsor local, un pot-de-vin, ou les deux.
  1. Le coût de la vie « bon marché » – Oui, les salaires sont payés en dollars, mais l'économie dollar de Beyrouth est un piège. Louer un T2 décent à Hamra ou Achrafieh ? 800 $ à 1 200 $. Une épicerie de base ? 50$ pour ce qui coûterait 30$ en Europe. Les soins de santé sont abordables si vous vous adressez aux bonnes cliniques, mais les expatriés signalent régulièrement un choc dans les pharmacies, où une boîte d'antibiotiques de base peut coûter 20 $. L’illusion de l’abordabilité s’estompe rapidement lorsque l’on réalise que les produits importés (du fromage aux pièces automobiles) sont majorés de 30 à 50 %.

Au troisième mois, la phase d’adaptation commence. Les expatriés qui tiennent le coup commencent à apprendre ce qu'ils aiment, non pas malgré le chaos de Beyrouth, mais grâce à lui. L’imprévisibilité de la ville fait partie de son charme. Vous arrêtez de maudire les coupures de courant et commencez à les traiter comme un jeu : "Est-ce déjà l'heure du générateur ?" Vous mémorisez les meilleurs itinéraires pour éviter la circulation, développez un sixième sens pour lequel les restaurants disposent de générateurs de secours et apprenez à marchander comme un local. La frustration ne disparaît pas, mais elle devient un bruit de fond.

Ce que les expatriés louent constamment après six mois :

  1. Le peuple – L'hospitalité libanaise n'est pas un cliché. Les expatriés déclarent être invités chez des inconnus pour le dîner, recevoir des messages WhatsApp des commerçants lorsqu'un produit qu'ils aiment est en stock et nouer des amitiés qui durent des décennies en quelques mois. Le retour de la diaspora signifie que vous rencontrerez des gens qui ont vécu à Paris, New York et Dubaï, le tout dans le même bar.
  1. La culture culinaire – Au-delà des évidences (manakish, shawarma, mezze), les expatriés s'extasient sur le rituel de manger. Le déjeuner dure 2 heures. Le dîner commence à 22 heures. Les boulangeries vendent du pain frais à minuit. Et le café… ah, le café. Une petite tasse de café turc coûte 1 $ et est servie avec un verre d’eau et un morceau de chocolat. Personne ne vous presse.
  1. L'équilibre travail-vie personnelle (si vous pouvez le pirater) – Le rythme de Beyrouth est

Des coûts cachés pour lesquels personne ne prévoit de budget : la réalité de la première année à Beyrouth, au Liban

S'installer à Beyrouth s'accompagne d'une longue liste de dépenses que la plupart des nouveaux arrivants négligent. Vous trouverez ci-dessous 12 coûts cachés spécifiques, avec des montants exacts en euros, basés sur des données réelles provenant d'expatriés, de prestataires de services locaux et de frais officiels.

  1. Frais d'agence – 676 EUR (1 mois de loyer, standard à Beyrouth).
  2. Dépôt de garantie – 1 352 EUR (2 mois de loyer, non négociable pour la plupart des propriétaires).
  3. Traduction de documents + notarisation – 200 EUR (acte de naissance, diplôme, acte de mariage ; ~50 EUR par document).
  4. Conseiller fiscal (première année) – 800 EUR (obligatoire pour les permis de séjour ; la législation fiscale libanaise est complexe).
  5. Frais de déménagement international – 3 500 EUR (conteneur de 20 pieds depuis l'Europe ; expédition porte à porte).
  6. Vols aller-retour (par an) – 1 200 EUR (2 billets en classe économique vers l'Europe, mi-saison).
  7. Écart de santé (30 premiers jours) – 300 EUR (visites en clinique privée, ordonnances, couverture d'urgence avant l'entrée en vigueur de l'assurance).
  8. Cours de langue (3 mois) – 450 EUR (arabe ou français ; cours collectifs dans un institut réputé).
  9. Première configuration de l'appartement – 2 500 EUR (meubles de base, ustensiles de cuisine, literie, électroménagers pour un 2 chambres).
  10. Temps de bureaucratie perdu – 1 500 EUR (10 jours ouvrables à 150 EUR/jour de revenu perdu pour la résidence, les comptes bancaires, les services publics).
  11. Abonnement générateur (spécifique à Beyrouth) – 1 200 €/an (obligatoire en raison des coupures de courant quotidiennes ; abonnement 5A pour un 2 chambres).
  12. Renouvellement du permis de séjour (spécifique à Beyrouth) – 400 EUR (frais, tests médicaux, légalisation ; première année uniquement).

Budget total d'installation la première année : 13 878 EUR

Ces coûts supposent un style de vie milieu de gamme (pas de luxe, pas de budget). Ajustez en fonction de la taille de la famille, du pays d’origine et des préférences en matière de logement. La bureaucratie de Beyrouth, la crise de l’électricité et l’économie informelle ajoutent des niveaux de dépenses que la plupart des nouveaux arrivants n’imaginent jamais. Planifiez en conséquence.


Conseils d'initiés : 10 choses que j'aimerais que quelqu'un me dise avant de déménager à Beyrouth

  1. Meilleur quartier pour commencer (et pourquoi)

Évitez le chaos des locations trop chères de Hamra et le bruit de Gemmayzeh : commencez à Mar Mikhael. Il est accessible à pied, regorge de galeries et de cafés indépendants, et propose toujours des prix (légèrement) plus raisonnables qu'Achrafieh. La vie nocturne est légendaire, mais le véritable avantage ? Vous êtes à 10 minutes à pied de la place Sassine, où vous trouverez de tout, des pharmacies aux meilleurs manakish de la ville.

  1. Première chose à faire à votre arrivée

Évitez l'arnaque aux taxis de l'aéroport : téléchargez Bolt (Uber du Liban) et dirigez-vous directement vers un changeur d'argent (pas à l'aéroport ou aux banques). Le taux du marché noir est votre bouée de sauvetage ; demandez aux locaux quel est le meilleur endroit (actuellement, Hamra Street possède les changeurs les plus fiables). Ensuite, achetez une carte tactile dans n'importe quel bureau Ogero : votre connexion Internet sera plus rapide que 90 % du Wi-Fi domestique.

  1. Comment trouver un appartement sans se faire arnaquer

Ne virez jamais d’argent avant d’avoir visité les lieux. Les fraudeurs adorent publier de fausses annonces sur OLX et Facebook Marketplace ; utilisez plutôt Lebanon Property (le site le plus fiable) ou parcourez les rues avec un local et recherchez les panneaux « À louer » en français/arabe. Les propriétaires préfèrent souvent payer d'avance, mais insistent pour avoir un contrat écrit, même s'il ne s'agit que d'une capture d'écran WhatsApp. Conseil de pro : Vérifiez les abonnements aux générateurs (un must) et si le bâtiment dispose d'une sauvegarde solaire (un luxe rare mais qui change la vie).

  1. L'application/site Web que tous les locaux utilisent (que les touristes ne connaissent pas)

Oubliez Google Maps : Balad est l'application sur laquelle les Beyrouthins comptent pour gérer le trafic, les fermetures de routes et même les stations-service qui ont du carburant. Pour l'épicerie, Tawlet livre des produits frais provenant d'agriculteurs locaux, et Talabat est la seule application de livraison de nourriture qui fonctionne réellement (Zomato est une ville fantôme). Si vous avez besoin d'un plombier ou d'un électricien, Mister Fix est ce qui se rapproche le plus d'un Yelp pour les bricoleurs.

  1. Meilleure période de l'année pour déménager (et pire)

Déménagez entre octobre et novembre : le temps est parfait, la ville est vivante et les propriétaires sont plus négociables après la haute saison estivale. Évitez les mois de juillet et d'août, à moins que vous ne profitiez d'une chaleur de 40°C, de coupures d'électricité et que toute la population de Beyrouth (plus les expatriés) se presse sur les cinq mêmes plages. Décembre est également risqué : festif, mais les prix des loyers grimpent et la pluie transforme les nids-de-poule en piscines.

  1. Comment se faire des amis locaux (pas seulement des expatriés)

Les expatriés se regroupent à Badaro et Achrafieh, mais les locaux se retrouvent lors de soirées dabke (consultez Station Beirut ou The Hangar) ou dans des cafés de backgammon comme Al Falamanki à Hamra. Apprenez trois phrases d'arabe libanais (commencez par "Kifak ?" et "Shu akhbarak ?") : c'est le moyen le plus rapide d'être invité à un repas fait maison. Évitez la politique, mais si quelqu'un vous propose arak, acceptez. Refuser est impoli.

  1. Le seul document que vous devez apporter de chez vous

Une procuration notariée de votre pays d'origine, traduite en arabe et en français. Vous en aurez besoin pour tout : ouvrir un compte bancaire, immatriculer une voiture et même obtenir un forfait téléphonique. La bureaucratie libanaise évolue à un rythme glacial, et ce document unique vous évitera des mois de déplacements entre les ministères. Apportez également des photos d'identité supplémentaires : vous en aurez besoin pour chaque permis, abonnement à une salle de sport et carte de bibliothèque.

  1. Où NE PAS manger/faire du shopping (pièges à touristes)

Évitez le Hard Rock Café (trop cher et sans âme) et le Souk el Tayeb le samedi (les touristes paient le double pour le même za'atar que vous trouverez dans n'importe quel magasin du coin). Pour l'épicerie, Spinneys est pratique mais 30 % plus cher que TSC ou Alfa (où les locaux font leurs courses). Et n'achetez jamais d'alcool au ABC Mall : rendez-vous au Kassem's à Achrafieh pour bénéficier des meilleurs prix et de la meilleure sélection.

  1. La règle sociale non écrite que les étrangers enfreignent toujours

Ne refusez jamais de café ou de thé lorsque vous visitez le domicile de quelqu'un. Même si vous n’êtes pas un buveur, prenez une gorgée, c’est un signe de respect. Aussi, jeu de mots


Qui devrait déménager à Beyrouth (et qui ne devrait certainement pas)

Déménagez à Beyrouth si vous :

Évitez Beyrouth si :


Votre plan d'action sur 6 mois (à partir de demain)

Jour 1 : Obtenez un Airbnb de 30 jours (600 € à 1 200 €)

Semaine 1 : Obtenez une solution de contournement SIM locale + banque (50 €)

Mois 1 : Trouvez un appartement longue durée + Inscrivez-vous auprès de votre ambassade (1 500 € – 3 000 €)

Mois 2 : Construisez votre réseau + Triez les soins de santé (300 € – 500 €)

Mois 3 : Maîtriser la logistique (200 – 400 €)

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