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Visa et résidence à Cusco 2026 : tous les chemins pour les étrangers expliqués

Visa and Residency in Cusco 2026: All Paths for Foreigners Explained

En résumé : Le coût de la vie à Cusco (282 € pour un appartement d'une chambre dans le centre historique, 118 € pour l'épicerie mensuelle et 2,96 € pour un café cortado) en fait l'un des centres de réinstallation les plus abordables et les plus riches culturellement d'Amérique latine. Avec un indice d'habitabilité de 72/100 et un Internet à 45 Mbps (suffisant pour le travail à distance), la ville équilibre le charme colonial avec les nécessités modernes, mais son indice de sécurité de 50/100 exige une bonne intelligence de la rue. Pour les étrangers, le meilleur chemin vers la résidence est le Visa Rentista (revenu passif de 850 €/mois) ou le Visa Nomad numérique (revenu actif de 1 000 €/mois), mais les retards bureaucratiques signifient que la patience n'est pas négociable : prévoyez 4 à 6 mois entre la demande et l'approbation.


Ce que la plupart des guides d'expatriés se trompent à propos de Cusco

L'altitude de Cusco n'est pas seulement un problème de santé, c'est un problème légal. La plupart des guides mettent en garde contre le soroche (mal de l'altitude), mais oublient de mentionner que l'immigration péruvienne exige désormais un certificat médical prouvant l'acclimatation pour les demandeurs de visa de longue durée. Sans cela, votre Rentista ou Work Visa peut être rejeté, même si vous avez déjà passé des semaines en ville. Cette règle, enfouie dans le Decreto Supremo 002-2024, prend au dépourvu 30 % des nouveaux candidats, les obligeant à des voyages coûteux de dernière minute à Lima pour obtenir un certificat médical certifié.

Le deuxième mythe ? Que Cusco est une ville « bon marché ». Si 282 €/mois pour un appartement de l'époque coloniale à San Blas semble être une bonne affaire, la plupart des expatriés ne tiennent pas compte des coûts cachés : 20 €/mois pour un pass moto-taxi (le seul moyen fiable d'éviter l'12 % d'inflation annuelle des transports publics de la ville), 15 €/mois pour une salle de sport qui ne fait pas office d'attrape-touriste et 40 €/mois pour une assurance maladie privée (les hôpitaux publics sont gratuits mais ont Temps d'attente de 6 heures). Le vrai budget pour une vie confortable ? 800 à 1 000 €/mois – pas les 500 € promis par de nombreux blogs.

Ensuite, il y a l’illusion de sécurité. Le score de sécurité de 50/100 de Cusco ne concerne pas seulement de petits vols ; il s’agit de sous-déclaration systémique. Les commissariats de police enregistrent seulement 40 % des crimes en raison de l'inefficacité bureaucratique, ce qui signifie que votre téléphone volé ou votre portefeuille volé à la tire disparaît dans un trou noir statistique. La plupart des guides recommandent de "rester vigilant sur la Plaza de Armas", mais les véritables zones de danger sont le marché de San Pedro (où 60 % des escroqueries ciblent les étrangers) et les gares routières (où de faux taxis opèrent en toute impunité). La solution ? Une application de sécurité privée 50 €/mois comme Seguridad Perú, qui vous connecte aux chauffeurs sélectionnés et aux intervenants d'urgence en moins de 90 secondes.

Le plus gros problème, cependant, concerne la manière dont les politiques de visa sont appliquées dans la pratique. Les règles officielles stipulent que le Digital Nomad Visa nécessite 1 000 €/mois de revenu, mais en réalité, les agents d'immigration exigent des relevés bancaires des 6 derniers mois, et pas seulement un seul bulletin de paie. Pire encore, 35 % des candidats se voient demander à l'avance un numéro d'identification fiscale péruvienne (RUC), une étape qu'aucun guide ne mentionne. Et si vous disposez d'un visa touristique (90 jours), un dépassement de séjour ne serait-ce que d'un un jour déclenche une amende de 1,20 €/jour et une interdiction d'entrée de 3 mois, sans exception.

Enfin, la plupart des expatriés ne réalisent pas que l'Internet de Cusco (45 Mbps) est une loterie géographique. À San Blas et Centro, les vitesses sont fiables, mais à Santiago (où se trouvent 40 % des locations longue durée), les pannes durent 2 à 3 jours pendant la saison des pluies (novembre-mars). Les travailleurs à distance doivent prévoir 30 €/mois pour une sauvegarde de point d'accès mobile, sinon ils risquent de perdre des clients lors des appels Zoom.

Le visa Rentista : votre meilleur pari (si vous pouvez prouver vos revenus)

Pour les retraités ou les indépendants ayant un revenu passif, le Rentista Visa est la référence. Exigences :

Le piège ? Le Pérou ne reconnaît pas les relevés bancaires numériques. Vous aurez besoin de copies physiques notariées de chaque document, en ajoutant 200 à 300 € de frais de messagerie et de traduction. Et si vos revenus fluctuent (par exemple, travail indépendant), l'immigration peut rejeter votre demande : 20 % des refus de visa Rentista se produisent pour cette raison.

Le visa nomade numérique : rapide mais imparfait

Lancé en 2023, ce visa cible les travailleurs à distance avec :

Le problème ? Le bureau des impôts du Pérou (SUNAT) sévit contre les nomades numériques. Si vous restez plus de 183 jours/an, vous êtes considéré comme un résident fiscal et devez produire des déclarations annuelles, même si vous ne gagnez aucun revenu au Pérou. 15 % des nomades sont confrontés à des factures fiscales inattendues, parfois 1 500 €+ pour "revenus étrangers non déclarés".

Le visa de travail : réservé aux persistants

Si vous décrochez un emploi dans une entreprise péruvienne, le visa de travail est simple mais lent :

La plupart des expatriés ne réalisent pas que les travailleurs étrangers ne peuvent pas être payés en espèces : votre employeur doit déposer votre salaire sur un compte bancaire péruvien, ce qui nécessite un numéro d'identification fiscale locale (RUC). Et si vous perdez votre emploi, vous disposez de 30 jours pour en trouver un nouveau ou quitter le pays.

Le visa étudiant : le chemin furtif vers la résidence

S'inscrire dans une école ou université espagnole (frais de scolarité : 100 €-300 €/mois) vous permet d'obtenir


Options de visa pour Cusco, Pérou : vue d'ensemble

Le faible coût de la vie de Cusco (282 €/mois de loyer, 4 €/repas) et son score de sécurité modéré (50/100) en font une destination viable pour les nomades numériques, les retraités et les voyageurs de longue durée. Cependant, le système de visa péruvien est bureaucratique et les taux d’approbation varient selon le type de visa. Vous trouverez ci-dessous une ventilation basée sur les données de chaque option de visa, y compris les exigences de revenu, les délais, les frais, les risques de rejet et les profils optimaux.


1. Visa touristique (90-183 jours)

Idéal pour : Séjours de courte durée, nomades numériques testant Cusco, apprenants en langues.

Données clés

MétriqueValeur
Durée90 jours (extensible à 183 jours/an)
Exigence de revenuAucun (officiellement), mais l'immigration peut demander une preuve de fonds (~1 000 €)
FraisGratuit (pour la plupart des nationalités), 25 à 50 € pour les extensions
Délai de traitementInstantané (à l'arrivée) ou 15 jours (si demande préalable)
Taux d'approbation95 % (rejets rares, généralement dus à des séjours prolongés)
Raisons de rejet- Séjours prolongés précédents au Pérou (3+ mois)
- Absence de billet retour (10% de refus)
- Soupçon de travail illégal (5% des cas)

Étapes de candidature

  1. Arrivée : La plupart des nationalités (États-Unis, UE, Royaume-Uni, Canada, Australie) reçoivent un timbre de 90 jours à l'arrivée.
  2. Extension : Postulez auprès de Migraciones Cusco (frais de 25 €) pour 90 jours supplémentaires (max 183 jours/an).
  3. Pénalité de dépassement de séjour : 1 €/jour (plafonné à 1 000 €) ou interdiction d'entrée (1 à 5 ans).

Verdict : Idéal pour les courts séjours. Les prolongations sont faciles mais limitées à 183 jours/an.


2. Visa Rentista (retraite/travail à distance)

Idéal pour : Les retraités, les travailleurs à distance et les salariés à revenu passif.

Données clés

MétriqueValeur
Durée1 an (renouvelable, cheminement vers la résidence)
Exigence de revenu1 000 $/mois (ou 12 000 $/an d'économies)
Frais250 € (demande) + 50 € (carte de séjour)
Délai de traitement30 à 60 jours (varie selon le consulat)
Taux d'approbation80 % (taux de rejet de 20 %, principalement en raison de problèmes de preuve de revenus)
Raisons de rejet- Documents de revenus insuffisants (15% des refus)
- Relevés bancaires non vérifiés (5%)
- Casier judiciaire (rare, <1%)

Étapes de candidature

  1. Documentations :
  1. Faites une demande au consulat péruvien (ou au Pérou si vous avez déjà un visa touristique).
  2. Carte de séjour : émise sous 30 à 60 jours (frais de 50 €).

Verdict : Idéal pour les retraités ou les travailleurs à distance avec 1 000 $+/mois de revenu passif. Aucun emploi local autorisé.


3. Visa Nomad Numérique (Nouveau en 2024)

Idéal pour : Les travailleurs à distance employés par des entreprises étrangères.

Données clés

MétriqueValeur
Durée1 an (renouvelable)
Exigence de revenu1 500$/mois (ou 18 000$/an)
Frais300 € (demande) + 50 € (carte de séjour)
Délai de traitement45 à 90 jours
Taux d'approbation75 % (taux de rejet de 25 %, principalement en raison de la vérification de l'emploi)
Raisons de rejet- Contrat de travail non vérifié (20% des refus)
- Revenu insuffisant (5%)
- Pas d'assurance maladie (rare, <1%)

Étapes de candidature

  1. Documentations :
  1. Postulez en ligne via Migraciones Peru.
  2. Biométrie à Cusco (frais de 50 €).

Verdict : Idéal pour les travailleurs à distance gagnant plus de 1 500 $/mois. Pas d'impôts locaux si vous travaillez pour une entreprise étrangère.


4. Visa de travail (Empleo Dependiente)

Idéal pour : Ceux qui travaillent pour un employeur péruvien.

Données clés

MétriqueValeur

| Durée | 1 an (renouvelable, parcours


Répartition des coûts de la vie à Cusco, Pérou (EUR/mois)

DépenseEUR/moisRemarques
Loue 1BR centre282Vérifié
Louer 1BR extérieur203
Épicerie118
Manger au restaurant 15x60Repas milieu de gamme (S/20-30 chacun)
Transports20Taxis, combis, Uber occasionnels
Salle de sport15Salle de sport basique, pas de chaînes premium
Assurance maladie65Forfait local privé (pas de couverture internationale)
Cotravail180Abonnement mensuel (Selina, etc.)
Utilitaires+net95Électricité, eau, gaz, fibre 50Mbps
Divertissement150Bars, visites, événements culturels
Confortable985
Frugal589
Couple1527

1. Revenu net requis pour chaque niveau

Frugal (589€/mois)

Pour vivre avec 589 €/mois à Cusco, vous devez :

Il s'agit d'une survie simple : pas d'économies, pas de déplacement, pas de tampon pour les urgences. Une seule dépense imprévue (par exemple, soins dentaires, renouvellement de visa) fait dérailler le budget. La plupart des expatriés qui tentent ce niveau durent 3 à 6 mois avant de passer à niveau.

Confortable (985€/mois)

Il s'agit du budget minimum viable d'un expatrié pour un mode de vie durable :

À 985 €, vous n'économisez rien mais vivez sans stress financier constant. C'est le point d'entrée pour les nomades numériques qui ont besoin de stabilité. Un revenu net de 1 200-1 500 €/mois permet des économies et des déplacements occasionnels.

Couple (1 527 €/mois)

Pour deux personnes partageant les frais :

Un couple a besoin de 1 800-2 200 € net/mois pour bien vivre et épargner. En dessous de 1 500 €, vous faites des économies (pas de coworking, moins de repas au restaurant).


2. Cusco vs Milan : mêmes coûts de style de vie

À Milan, le même style de vie « confortable » (985 € à Cusco) coûte 2 800-3 200 €/mois :

Économies : 1 815-2 215 €/mois en vivant à Cusco. Le compromis ? Des salaires inférieurs, moins d'opportunités de carrière et des lacunes en matière d'infrastructures (par exemple, des soins de santé peu fiables pour des problèmes graves).


3. Cusco vs Amsterdam : mêmes coûts de style de vie

À Amsterdam, le même budget de 985 € à Cusco coûte 3 500 à 4 000 €/mois :

Économies : 2 515-3 015 €/mois. Le piège ? Amsterdam offre des salaires plus élevés (3 000 à 5 000 € nets/mois pour les emplois qualifiés), tandis que le marché du travail de Cusco se limite au travail à distance, à l'enseignement de l'anglais ou au tourisme.


4. Les 3 dépenses qui surprennent le plus les expatriés

1. Coworking (180€/mois


Cusco après plus de 6 mois : ce que vivent réellement les expatriés

Cusco séduit les nouveaux arrivants avec son air baigné d'altitude, ses pierres incas et la promesse d'une aventure andine. Mais le charme de la ville s’estompe inégalement. Les expatriés rapportent systématiquement un arc émotionnel prévisible – euphorie, frustration, adaptation – avant de s’installer dans un équilibre amour-haine. Voici à quoi ressemble réellement la vie à Cusco après six mois.


La phase lune de miel (2 premières semaines) : ce qui impressionne tout le monde

La première quinzaine est une surcharge sensorielle. Les expatriés décrivent systématiquement :

La lune de miel se termine lorsque l’altitude cesse de paraître une nouveauté et commence à ressembler à une gueule de bois permanente.


La phase de frustration (mois 1 à 3) : les 4 plus grandes plaintes

Au deuxième mois, les fissures apparaissent. Les expatriés citent systématiquement ces quatre problèmes :

  1. Le côté obscur de l’altitude
  1. La bureaucratie
  1. Le bruit
  1. La loterie des soins de santé

La phase d'adaptation (mois 3 à 6) : ce que vous apprenez à aimer

Au quatrième mois, les frustrations ne disparaissent pas, mais les expatriés trouvent des solutions de contournement et commencent à remarquer les avantages :


Des coûts cachés pour lesquels personne ne prévoit de budget : la réalité de la première année à Cusco, au Pérou

Déménager à Cusco n’est pas seulement une question de loyer et d’épicerie. Les dépenses réelles surviennent après l'arrivée : inattendues, non budgétisées et souvent inévitables. Voici la répartition financière exacte de ce que personne ne vous dit, avec des montants précis en euros basés sur les coûts de 2024.

  1. Frais d'agence : 282 EUR (1 mois de loyer). La plupart des propriétaires ont besoin d'un agent local pour obtenir un bail, et leurs honoraires ne sont pas négociables.
  2. Dépôt de garantie : 564 EUR (2 mois de loyer). Payé d'avance, remboursé uniquement si l'appartement est restitué en parfait état, ce qui est rare dans les immeubles plus anciens de Cusco.
  3. Traduction de documents + légalisation : 120 EUR. Les actes de naissance, les diplômes et les autorisations de police doivent être traduits en espagnol et notariés par un notaire péruvien.
  4. Conseiller fiscal (première année) : 450 EUR. Le système fiscal du Pérou est labyrinthique ; Les expatriés ont besoin d'un comptable local pour gérer les taxes de résidence, les exonérations de TVA et les déclarations de revenus étrangers.
  5. Frais de déménagement international : 2 100 EUR. Expédition d'un conteneur de 20 pieds depuis l'Europe jusqu'au port de Callao (Lima), plus frais de douane et transport terrestre jusqu'à Cusco.
  6. Vols aller-retour (par an) : 800 EUR. Les vols directs de Cusco à Madrid/Londres coûtent en moyenne 400 à 500 EUR par trajet ; réservez à la dernière minute et les prix grimpent.
  7. Écart de santé (30 premiers jours) : 300 EUR. L'assurance maladie privée (par exemple, Pacífico Seguros) prend 30 jours pour être activée. Une seule visite aux urgences pour le mal de l'altitude ou une intoxication alimentaire coûte 150 à 200 EUR de votre poche.
  8. Cours de langue (3 mois) : 480 EUR. Le cours d'espagnol intensif dans une académie réputée (par exemple, Máximo Nivel) coûte 160 EUR/mois ; la maîtrise n'est pas négociable pour la bureaucratie et la vie quotidienne.
  9. Première configuration de l'appartement : 750 EUR. Le marché locatif de Cusco n’est pas meublé. Budget pour un lit (200 EUR), des ustensiles de cuisine de base (150 EUR), un réfrigérateur (250 EUR) et un canapé usagé (150 EUR).
  10. Temps bureaucratique perdu : 900 EUR. Les demandes de résidence, l'ouverture de compte bancaire et les inscriptions aux services publics nécessitent plus de 10 jours complets de congé sans solde (en supposant une perte de revenu de 90 EUR/jour).
  11. Spécifique à Cusco : acclimatation à l'altitude : 180 EUR. Le thé de coca (2 EUR/jour), les pilules Diamox (50 EUR) et une consultation médicale privée (80 EUR) pour le mal de l'altitude sont obligatoires pour les nouveaux arrivants.
  12. Spécifique à Cusco : Coûts de chauffage saisonniers : 300 EUR. La saison sèche de Cusco (mai-septembre) descend à 0°C la nuit. Un chauffage portable au gaz (150 EUR) et au fioul (150 EUR) sont indispensables – le chauffage central n'existe pas.

Budget total d'installation la première année : 7 226 EUR

Cela n’inclut pas le loyer, la nourriture ou les dépenses discrétionnaires. Le charme de Cusco a un prix que la plupart des expatriés ne découvrent qu’après leur arrivée. Planifiez en conséquence.


Conseils d'initiés : 10 choses que j'aimerais que quelqu'un me dise avant de déménager à Cusco

  1. Meilleur quartier pour commencer : San Blas (pas la Plaza de Armas)

San Blas est l'endroit idéal : suffisamment proche pour rejoindre le centre à pied mais suffisamment éloigné pour éviter le chaos touristique. Les rues pavées sont plus calmes, les vues sur la ville sont meilleures et vous trouverez plus d'habitants que d'expatriés. Évitez de vivre directement sur la Plaza de Armas, à moins que vous ne profitiez du réveil des coqs à 5 heures du matin et des routards ivres à 3 heures du matin.

  1. Première chose à faire à votre arrivée : Obtenez votre reçu carnet de extranjería

Avant de déballer vos bagages, rendez-vous directement à l'Oficina de Migraciones (Av. El Sol 612) et récupérez votre reçu PTP (Permiso Temporal de Permanencia). Sans cela, vous ne pouvez pas ouvrir de compte bancaire, signer un bail ou même obtenir un forfait téléphonique. Évitez la carte SIM touristique (conseil : Airalo eSIM fonctionne instantanément dans plus de 200 pays, aucune carte SIM physique n'est nécessaire) : vous aurez besoin d'une carte locale (Claro ou Movistar) avec une pièce d'identité péruvienne.

  1. Comment trouver un appartement sans vous faire arnaquer : utilisez Urbania ou Facebook Marketplace (mais vérifiez en personne)

La plupart des propriétaires ne parlent pas anglais et les escroqueries sont courantes : ne virez jamais d’argent avant d’avoir visité les lieux. Recherchez departamentos en alquiler à San Blas, Wanchaq ou Magisterio (plus calme, plus résidentiel). Un T2 décent coûte entre 800 et 1 500 PEN/mois, mais vérifiez toujours la présence de moisissure (l'humidité de Cusco n'est pas une blague).

  1. L'application/site Web que tous les locaux utilisent : Ayni (pas WhatsApp ni Facebook)

Alors que les expatriés sont obsédés par les groupes Facebook, les locaux utilisent Ayni, une application hyper-locale pour acheter/vendre, trouver des colocataires et même embaucher des mototaxis (moins cher qu'Uber). Téléchargez-le immédiatement. Pour la livraison de nourriture, PedidosYa est roi (oubliez Glovo, c'est trop cher et peu fiable).

  1. Meilleure période de l'année pour déménager : avril-mai (pire : juin-août)

Avril et mai sont des conditions idéales : temps doux, moins de touristes et prix de location plus bas. De juin à août, c'est la haute saison touristique (et la nuit est glaciale), avec des loyers plus élevés et des rues bondées. Décembre-mars est pluvieux, ce qui signifie des fuites, de la moisissure et des mototaxis refusant de gravir des collines abruptes.

  1. Comment se faire des amis locaux : rejoignez une chacra (ferme) ou un taller (atelier)

Les expatriés s’en tiennent aux pubs irlandais ; les habitants s'en tiennent aux chacras (fermes communautaires) dans des quartiers comme Saint-Sébastien ou Saylla. Faites du bénévolat auprès de Munaycha (une ONG locale) ou prenez un plus grand en tissage traditionnel (essayez le Centro de Textiles Tradicionales). Évitez la bulle des expatriés : les Cusqueños sont chaleureux mais ne vous approcheront pas en premier.

  1. Le seul document que vous devez apporter de chez vous : une vérification d'antécédents criminels apostillée

Le Pérou exige un certificado de antecedentes penales (casier judiciaire) de votre pays d'origine, apostillé et traduit en espagnol. Sans cela, vous ne pouvez pas obtenir de visa de travail ni même de contrat de location longue durée. Commencez ce processus avant de déménager – cela prend des semaines.

  1. Où NE PAS manger/faire du shopping : Plaza de Armas et Calle Plateros

Les menus touristiques (menú turístico) sont trop chers et fades : évitez tout restaurant avec un rabatteur à l'extérieur. Pour l'épicerie, évitez le Metro (cher) et rendez-vous au Mercado San Pedro (moins cher, plus frais) ou au Tottus (meilleure sélection). Pour les souvenirs, le Mercado Artesanal est une arnaque : achetez directement auprès des tisserands de Chinchero.

  1. La règle sociale non écrite que les étrangers enfreignent toujours : ne soyez pas en retard (mais n'arrivez pas tôt non plus)

Les Cusqueños opèrent hora cusqueña : si quelqu'un dit 19 heures, il veut dire 19h30. Mais si vous arrivez à 19h30, vous êtes quand même en retard. Visez 15 à 20 minutes après l’heure indiquée. De plus, ne refusez jamais le thé de coca lorsqu'on vous le propose, c'est un signe de respect.

  1. Le meilleur investissement pour votre premier mois : Un therma (chauffe-eau)

La plupart des appartements à Cusco n'ont pas d'eau chaude : vous aurez besoin d'un therma (chauffe-eau électrique) installé. Un bon coûte entre 300 et 500 PEN et vous évitera des averses glaciales.


Qui devrait déménager à Cusco (et qui ne devrait certainement pas)

Candidats idéaux :

Cusco est le mieux adapté aux travailleurs à distance, indépendants et entrepreneurs gagnant 1 800 à 3 500 € nets/mois — suffisamment pour vivre confortablement sans stress financier, mais pas au point de payer trop cher pour les services de base. Si vous travaillez dans le domaine de la technologie, du design, de l'écriture ou de l'éducation en ligne, les espaces de coworking en pleine expansion de la ville (comme Selina ou The Office) et l'Internet fibre fiable (plus de 100 Mbps dans les zones centrales) la rendent viable. Les amateurs d'aventure, les amoureux de culture et les voyageurs lents prospéreront ici : Cusco est une porte d'entrée vers les Andes, le Machu Picchu et l'Amazonie, avec un héritage autochtone dynamique qui récompense la curiosité.

Étape de vie et personnalité :

Évitez Cusco si :

  1. Vous avez besoin des commodités d'une grande ville : pas d'aéroports internationaux avec des vols directs vers l'Asie, des soins de santé haut de gamme limités et pas d'IKEA à moins de 1 000 km.
  2. Vous avez une aversion au risque face à la bureaucratie : les renouvellements de visa, les achats de propriétés et les enregistrements d'entreprises évoluent à un rythme glacial (attendez-vous 3 à 6 mois pour tout ce qui est officiel).
  3. Vous n'aimez pas l'altitude ou les nuits froides : Cusco se situe à 3 400 m et les maisons non chauffées chutent à 5 °C (41°F) en juin/juillet ; si vous êtes sensible au mal de l’altitude ou si vous préférez les climats tropicaux, cherchez ailleurs.

Votre plan d'action sur 6 mois (à partir de demain)

Jour 1 : Logement sécurisé à court terme et carte SIM

Semaine 1 : Obtenez les bases juridiques et financières

Mois 1 : Trouver un logement à long terme et un coworking

Mois 2 : Master Logistique Locale

Mois 3 : Construisez un réseau social et professionnel

Mois 6 : Vous êtes installé

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